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BAINS
Les grandes
lignes du futur plan de relance de la Commission
Les Commissaires européens se sont réunis de façon exceptionnelle mercredi 29 octobre, pour faire un point sur les instruments dont l'UE dispose pour limiter
l'impact de la crise financière. Bien que les instruments principaux relèvent d'interventions nationales, il est nécessaire d'agir ensemble au niveau européen. La Commission présentera le 26
novembre « un plan de relance complet pour l'UE qui se fondera sur le cadre européen approuvé [ce mercredi] » et « comprendra des actions ciblées à court terme ».
Elle y proposera différentes mesures aux États membres, comme un renforcement de l'efficacité du Fonds européen d'ajustement à la mondialisation, une révision des financements du Fonds social
européen, ou une augmentation du capital de la Banque européenne pour l'investissement (BEI) avant la prochaine échéance (2010). D'autre part, la Commission continuera à appliquer avec rapidité
et flexibilité les règles de la concurrence, des aides d'État et du marché intérieur, ainsi que celles du Pacte de stabilité et de croissance.
L’UE réfléchit à une intervention en RDC
La manière dont l’UE pourrait intervenir en RDC pour tenter d’obtenir une paix durable et venir en aide aux dizaines de milliers de civils victimes des combats ne fait pas unanimité entre les
États membres. La France et la Grande-Bretagne ont lancé l’initiative vendredi 31 octobre, par un voyage du ministre français des Affaires étrangères Bernard Kouchner et du secrétaire au Foreign
Office David Miliband au Congo et au Rwanda. Toutefois, si M. Kouchner, actuel président du conseil de l’UE, est favorable à une opération militaire de l’UE, d’autres États membres semblent
préférer un renforcement du soutien à la MONUC (la force militaire de l’ONU en RDC) et une aide humanitaire. Selon certains diplomates européens, l’intervention européenne pourrait de fait être
plus humanitaire que militaire. Javier Solana, haut représentant de l’UE pour la PESC, a ainsi déclaré que des avions européens pourraient être utilisés pour acheminer l’aide humanitaire dans la
province du Nord-Kivu (terrain des troubles) et que des forces de l’UE pourraient être engagées pour assurer la sécurité de l’aéroport de Goma, sa capitale.
L’UE pourrait céder son monopole sur la direction générale du FMI en échange d’un plus grand engagement chinois
Dans un document diffusé dans les capitales européennes, la présidence française de l’UE appelle à plus d’ouverture et de transparence dans le mode de sélection du directeur du FMI et du
président de la Banque mondiale. Suivant un accord tacite appliqué depuis leur création, l’Europe choisit le directeur du FMI tandis que les États-unis désignent le président de la banque
mondiale. L’UE remettrait en cause ce principe, en prônant de privilégier dans ces nominations la compétence plutôt que la nationalité. Une telle réforme permettrait de donner plus de poids aux
puissances émergentes, en particulier à la Chine. En échange, il leur serait demandé de s’engager davantage au sein du FMI (notamment en augmentant leurs contributions au budget du fonds). Le
projet plaide en outre pour un élargissement du G8 aux grandes économies émergentes.
Le document sera examiné le 4 novembre par les ministres européens des Finances, et devrait permettre d’élaborer une ligne commune pour le sommet mondial sur la refonte du système financier
international, qui se tiendra à Washington le 15 novembre.
La Commission européenne publie ses prévisions économiques pour 2009
La Commission européenne a publié lundi 4 novembre ses prévisions économiques d’automne pour l’année 2009. Sans surprise, ses prévisions confirment celles publiées la semaine dernière par
BusinessEurope. Ainsi, la croissance du produit intérieur brut (PIB) des Vingt-sept devrait être en moyenne de 1,4% en 2008 et de0,2% en 2009, une légère reprise devant être amorcée en 2010 avec
1,1%. Dans la zone euro, la croissance du PIB devrait quant à elle passer de 1,2% en 2008 à 0,1% en 2009 et à 0,9% en 2010. Cinq États membres devraient entrer en récession dont l’Espagne,
l’Estonie, l’Irlande, la Lettonie et le Royaume-Uni. Dans huit autre pays, comme l’Allemagne, la Belgique, le Danemark, la France, ou encore l’Italie, elle devrait être quasi nulle. Seule note
positive, l’inflation qui devrait continuer à baisser rapidement tout au long de 2009. Comme le souligne le commissaire Joaquin Almunia chargé des affaires économiques et monétaires, cette
situation nécessite une réaction coordonnée des États membres. Des pistes pour une telle action pourraient être dégagées dés ce mardi lors du Conseil Ecofin.