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MoDem national

Mardi 4 novembre 2008

Voici la tribune publiée par Corinne Lepage sur le site Contreinfo :

Le proverbe dit : le sage montre la lune, l’imbécile regarde le doigt. La crise nous conduit à une situation contraire où l’imbécile regarde la lune pendant que le sage montre le doigt. En effet, tout se passe comme si la crise économique était le moment rêvé pour procéder aux mauvais coups contre les libertés publiques pendant que les braves citoyens sont tout occupés à se préoccuper des cours de bourse sur lesquels ils ne peuvent rien.

De nombreux exemples fondent cette crainte à commencer par l’extension du champ d’application du secret défense alors que depuis des années le débat public portait sur sa restriction et son encadrement plus strict. Le scandale d’Etat que constitue l’affaire des frégates dans laquelle l’usage du secret défense a permis l’obstruction de la justice et un non lieu qui garantit ainsi l’immunité aux heureux bénéficiaires des rétro-commissions aura pour seule conséquence de faire voter un renforcement du secret ! En effet, la loi de programmation militaire interdit désormais les perquisitions permettant au juge d’instruction d’accéder aux documents classifiés, le président de la commission consultative du secret de la défense nationale posant les scellées sur tout document pour examen...avant d’envisager une hypothétique levée du secret défense. Ainsi, il suffira d’opposer le secret défense à toute affaire pouvant gêner le pouvoir ou un de ces amis pour s’affranchir de la justice. La France s’éloigne ainsi encore davantage du modèle des Etats luttant contre la corruption et pour la transparence à l’instar de l’Italie de Berlusconi.

De la même manière , alors que le Conseil d’Etat vient de considérer qu’il n’y a pas d’urgence à suspendre le fichier Edvige au motif avancé par le Ministère de l’Intérieur que le décret ne serait pas appliqué, la réalité est que les données peuvent être collectées sur la base de ce fichier depuis plusieurs mois et pourront être archivées, c’est-à-dire consultables sans aucune garantie. Pourquoi prendre autant de temps pour l’annuler ?!

Sans parler de CRISTINA, STIC et JUDEX, fichiers existants qui concernent , aux dires du rapport Bauer qui date de trois ans, 7,5 millions de personnes, ni du futur EDVIRSP dont la nécessité n’est toujours pas établie.

Dans la même logique du contrôle des citoyens et de la liberté de nuire, il faut citer l’absence de la protection des lanceurs d’alerte et de la création d’une Autorité indépendante de l’expertise dans la loi d’orientation Grenelle 1. Ainsi, en toute quiétude, rétention d’information sur la toxicité de produits, études bidon et désinformation pourront prospérer alors que les lanceurs d’alerte pourront continuer, malgré les procès gagnés, à être poursuivis, licenciés ou privés de crédits de recherche.

Il faut y ajouter la déconstruction programmée et la mise sous tutelle de l’audiovisuel public par la suppression de la publicité donc des ressources autonomes d’une part et par la nomination du Président de France Télévisions par le chef de l’exécutif d’autre part. La disparition volontaire d’une information publique indépendante porte la marque d’un régime de plus en plus autoritaire qui refuse de laisser à des citoyens responsables le soin de juger en connaissance de cause.

Enfin, n’oublions pas dans cet inventaire à la Prévert le projet de loi visant à contrôler le piratage des oeuvres sur Internet et à protéger les droits d’auteur, projet qui en l’état ne comporte absolument pas les garanties nécessaires pour le respect de la vie privée et porte atteinte aux libertés individuelles.

Cette évolution de nos institutions, vers moins de libertés pour les citoyens et plus d’autorité et de pouvoir pour l’exécutif est bien entendu à l’opposé du discours dominant qui , au prétexte d’une nécessaire unité nationale, rend illégitime toute critique, dans quelque domaine que ce soit. Ainsi, canalisée sur la crise, l’opinion publique se trouve détournée des enjeux sur lesquels elle pourrait effectivement agir efficacement-la mobilisation anti-Edvige l’a prouvé- et donne une parfaite illustration de la technique de l’écrevisse qui plongée dans l’eau froide ne s’aperçoit pas qu’elle est entrain de bouillir lorsque la température de l’eau monte.

Il est plus que temps de sortir de l’anesthésie démocratique dans laquelle nous sommes plongés pour refuser que la crise ne serve de prétexte à conduire des réformes qui entravent insidieusement les libertés individuelles, l’indépendance de la justice et des médias, rétablissent la censure et permettent de maintenir, voire de renforcer en réalité un système hypercapitaliste en pleine déconfiture.

Par MoDem Aix
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Dimanche 26 octobre 2008
François Bayrou s'est démarqué dimanche de la proposition de Nicolas Sarkozy de refonder le capitalisme, en opposant au "capital qui commande" un humanisme sur lequel il s'est appuyé pour critiquer vertement la politique de la majorité.

 

 

"Je ne crois pas plus à la refondation du capitalisme que je ne crois à la refondation du socialisme", a lancé le président du MoDem devant environ 2000 personnes réunis dans la salle parisienne de la Mutualité pour la première conférence nationale du Mouvement Démocrate.

 

Pour lui, il y a de la "naïveté" "à croire qu'on peut dicter à des mécanismes en œuvre depuis le début des temps de se plier à la volonté politique publicitaire". "Je crois qu'il n'y a pas beaucoup de chances que cela marche selon ces méthodes de communication", a-t-il ajouté, en référence aux efforts de Nicolas Sarkozy pour refonder le système afin d'éviter de futures crises financières.

 



Même si le MoDem semble en accord avec les principales propositions faites pour réformer le capitalisme, François Bayrou et plusieurs de ses lieutenants ont dénoncé le revirement idéologique de Nicolas Sarkozy, ancien défenseur d'une économie "à l'américaine" et lui ont demandé de balayer "devant notre porte". Le journaliste Jean-François Kahn s'en est notamment pris au statut fiscal des îles françaises de Saint-Martin et de Saint-Barthélemy.

 

Le président du MoDem a aussi regretté que "la pédagogie de cette crise n'ait pas été faite". Selon lui, les Français se demandent "d'où sort l'argent" apporté pour aider le système bancaire et pourquoi l'État ne trouve pas dans le même élan les moyens de répondre à leurs préoccupations quotidiennes. "En période de plans sociaux, de chômage annoncé, de restrictions de toutes natures, cette question peut annoncer une crise sociale", a-t-il mis en garde.

 

Plus largement, François Bayrou a dénoncé la tentative de Nicolas Sarkozy de défendre "un capitalisme idéal", "vertueux", par opposition au capitalisme financier "responsable" de la crise. "Capitalisme, ça veut dire que pour les sociétés, l'essentiel est dans le capital (...) C'est le capital qui commande et le profit qui donne le sens", a traduit François Bayrou, pour qui il y a là "le contraire exact" de ses propres convictions.

 

"Nous n'adhérons pas au capitalisme. Nous adhérons à l'humanisme", a-t-il conclu: "l'essentiel dans la vie, c'est le non-marchand".

 

Ainsi, "il est fondamental (...) qu'il y ait un jour dans la semaine pour la plupart des Français où on puisse montrer aux enfants qu'il y a autre chose dans la vie que consommer et acheter", a demandé le Président du MoDem, s'opposant ainsi à l'assouplissement du travail le dimanche voulu par la majorité.

 

François Bayrou s'est encore opposé au mode de financement du RSA (revenu de solidarité active) qui reposera "sur les épaules de tous les Français à l'exception des plus riches" ou encore à la privatisation de la Poste et à la réforme du lycée. Avant lui, la députée européenne Marielle de Sarnez avait demandé "un vrai plan de soutien à notre économie", qui serait financé par la suppression du bouclier fiscal et des niches fiscales pour les plus hauts revenus, une hausse des droits de succession ou encore le maintien de la publicité sur les chaînes publiques. Autant de mesures emblématiques du bilan de la majorité, dont le MoDem s'est à nouveau nettement démarqué.

 

François Bayrou a d'ailleurs annoncé que le Mouvement Démocrate préparait des listes "indépendantes" pour les européennes du printemps prochain. "En face du projet socialiste des uns, capitaliste des autres, il y aura un projet humaniste. Les Français choisiront."

Par MoDem Aix
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Mercredi 15 octobre 2008
François Bayrou repondait aux questions de Jean-Michel Aphatie sur RTL mardi 14 octobre :





Par MoDem Aix
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Lundi 13 octobre 2008

Le président du MoDem François Bayrou a annoncé dimanche le dépôt de deux recours après la sentence rendue en faveur de l'homme d'affaires Bernard Tapie dans l'affaire Adidas.

François Bayrou a déjà déposé un recours devant le tribunal administratif de Paris contre le renoncement de l'État à faire appel de la décision arbitrale qui a accordé 285 millions d'euros (près de 400 millions avec les intérêts) aux liquidateurs du Groupe Bernard Tapie, a-t-il expliqué à l'AFP, confirmant une information du site d'informations Mediapart.

Un tribunal arbitral avait condamné le 7 juillet le Consortium de réalisation (CDR), l'héritier du Crédit Lyonnais, à cette indemnité record au motif que l'ex-banque publique avait floué M. Tapie lors de la vente d'Adidas en 1992-1993.

François Bayrou compte par ailleurs déposer "cette semaine" un deuxième recours devant le même tribunal contre la décision du gouvernement d'accepter qu'on écarte la justice pour aller à un arbitrage privé.

Le groupe socialiste à l'Assemblée nationale, le député Nouveau Centre Charles de Courson, ainsi qu'une association de contribuables ont entamé des démarches similaires.

Lors d'une audition devant la commission des Finances de l'Assemblée nationale fin septembre, la ministre de l'Économie Christine Lagarde avait justifié ce recours à l'arbitrage en faisant valoir que l'État aurait pu être amené à payer plus en cas de poursuite de la voie judiciaire classique.

Mme Lagarde avait également mis en avant le risque pour l'État de se voir condamné par la Cour européenne des droits de l'Homme à cause de la "durée de la procédure" CDR/Tapie, en cours depuis 1994.

Par MoDem Aix
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Mardi 2 septembre 2008
François Bayrou était l'invité du Grand Rendez-vous d'Europe 1 dimanche dernier :

Par MoDem Aix
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Mardi 2 septembre 2008
François Bayrou était l'invité de Nicolas Demorand sur France Inter le mardi 2 septembre :

Par MoDem Aix
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Mardi 26 août 2008
Corinne Lepage est l'invitée du "Téléphone sonne" le mardi 26août à partir de 19h20 sur France-Inter sur le thème du fichier EDVIGE contre lequel Aix Élan est signataire de la pétition.



Le site de l'émission : Le téléphone sonne
Par MoDem Aix
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Vendredi 22 août 2008
Corinne LEPAGE, Vice-Présidente du MoDem, a publié la tribune suivante dans le Monde :

En matière économique, la méthode Coué n'a guère d'efficacité. La récession à laquelle nous devons faire face devrait être l'occasion de mettre en place une révolution économique comparable à celle qu'a pu être, au moment de la crise de 1929, le New Deal. Certes, on pourrait objecter que ce n'est pas dans les périodes de récession que l'on peut changer les orientations, puisqu'il faut au contraire tout faire pour relancer la croissance, et par voie de conséquence privilégier les secteurs industriels traditionnels qui sont les plus conséquents en termes d'emplois.

 

Mais c'est précisément parce que nous sommes dans une récession dont l'origine est due aux comportements "anti-durables" des acteurs économiques ("anti-durable" étant compris comme l'antithèse de ce qu'une démarche globale et intégrant le long terme aurait induit) que le moment est venu de faire notre révolution.

 

Révolution énergétique d'abord, en tournant délibérément le dos à la société du pétrole. Cela implique d'employer toute notre capacité à continuer de réduire notre utilisation pétrolière, même si le prix du baril baisse. Rappelons que les ressources des sociétés et des États pétroliers n'ont jamais été aussi élevées, ce qui permet à ces derniers et à leurs fonds souverains de racheter à bas prix des pans entiers de l'économie occidentale.

 

Les comportements des consommateurs ont commencé à changer. J'ose espérer que les arbitrages budgétaires pour 2009 continueront à les encourager dans cette voie, non seulement par le système du bonus-malus (puisque le bonus a un effet incitatif en termes d'achat, ce qui n'est pas négligeable en période de récession économique), mais également par la généralisation des plans de déplacements, par la systématisation du covoiturage, par une véritable impulsion donnée aux transports collectifs et aux déplacements doux. Toutes les conséquences doivent en être tirées, notamment l'abandon de toute nouvelle voirie autoroutière, pour transférer les crédits correspondants sur le transport collectif.

 

Il faut également un changement complet de politique en termes d'aménagement du territoire pour rapprocher le domicile du travail, et favoriser les politiques de relocalisation que l'augmentation massive du coût de transport va enfin permettre. Le rapprochement des lieux de production des bassins de consommation va être rendu possible par un transport qui paiera la réalité de son coût et de son énergie. La réduction de notre dépendance énergétique passe bien sûr par une réduction massive de notre consommation énergétique indépendamment du transport. C'est l'occasion d'orienter les dépenses réduites des ménages et des entreprises non pas vers la consommation courante et inutile, mais vers des investissements générateurs d'économies pour les ménages et la collectivité.

 

C'est une véritable reconversion industrielle qui apparaît nécessaire pour rendre possible un développement durable individuel et collectif. Cela veut dire aussi sortir de cette contradiction totale entre la publicité (au sens traditionnel ou au sens politique du terme) en faveur du "toujours plus" et la conscience de plus en plus répandue de l'impossibilité du "toujours plus". Le développement doit être sobre, c'est-à-dire offrir moins de produits et davantage de services.

 

Révolution alimentaire, également, en tournant le dos aux politiques suicidaires poursuivies dans les pays du Nord et du Sud. Celles-ci conduisent à une crise alimentaire dans les pays du Sud que les bonnes récoltes de 2008 ne suffiront pas à résoudre, à un renchérissement massif de l'alimentation dans les pays du Nord qui ne profite guère à l'immense majorité des agriculteurs et qui a conduit à une pollution pour des décennies des sols, des sous-sols et des eaux, notamment en France.

 

Même des organismes favorables à l'agriculture intensive, comme l'Institut national de la recherche agronomique, reconnaissent que le moment est venu de changer de politique : relancer l'agriculture vivrière dans les pays du Sud, abandonner des cultures déraisonnables compte tenu de leurs besoins en eau dans les pays secs, généraliser le système des Associations pour le maintien d'une agriculture paysanne afin d' améliorer la qualité de vie des producteurs comme celle des consommateurs, utiliser la science, développer massivement les techniques de l'agriculture biologique et intégrée, réduire dans les villes du Nord la part carnée de l'alimentation au bénéfice des calories végétales.

 

Le renchérissement du coût de la vie et une meilleure information en termes de santé permettent aux consommateurs des pays riches de changer leur comportement. La crise alimentaire mondiale rend obligatoire pour les pays du Sud un changement de stratégie auquel tous les responsables des choix tragiques d'hier les invitent !

 

Révolution financière enfin, en sortant de la tragédie de l'immédiateté et de la cupidité qui veulent ignorer les conséquences à long terme, ignorance rendue d'autant plus facile que les conséquences en termes individuels apparaissent en règle générale inexistantes. Il est plus que temps que la pierre angulaire du libéralisme, c'est-à-dire la responsabilité, reprenne ses lettres de noblesse. Cela signifie que tout acteur économique ne serait plus assuré comme aujourd'hui de son impunité, voire de ses "parachutes dorés" en cas d'échec. Il serait au contraire assuré de sa responsabilité personnelle, ce qui impliquerait la prise en compte du long terme. De même, il est plus que temps de sortir d'un hyper-capitalisme financier qui tue l'économie réelle et se moque comme d'une guigne du long terme. C'est précisément en réintroduisant l'avenir dans les mécanismes financiers et dans les contrôles, qu'il s'agisse des règles prudentielles ou des limitations qui vont apparaître comme indispensables dans la liberté dont jouissent les fonds souverains par exemple, qu'une économie durable pourra se mettre en place.

 

En réalité, ce à quoi la récession nous appelle est une révolution des valeurs. L'effacement de l'avenir dans nos sociétés qui se traduit notamment par une hyper-matérialité, une valorisation extrême du court terme, voire de l'immédiat, est la cause de nos maux. Nous n'avons plus le choix d'un changement de paradigme. L'économie durable est le seul remède qui permettra à la planète à la fois de répondre aux limites physiques que rencontre la croissance et à la nécessité de permettre un développement harmonieux et plus solidaire de nos générations.

Par MoDem Aix
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Lundi 11 août 2008
Corinne Lepage a publié une tribune intitulée "Frégates de Taïwan, Affaire Tapie : nous n'avons plus de justice" sur le site d'information Rue89 :

Nous en sommes bien éloignés de ce pays qui aimait à rappeler qu’il avait écrit le préambule de la Constitution et l’article 14 de la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen qui précisent que les citoyens par eux-mêmes ou par leurs représentants constatent la nécessité de la contribution publique, de la consentir librement, d’en suivre l’emploi et d’en déterminer la quotité, l’assiette et le recouvrement.

 

Une fois de plus, le contribuable va devoir assumer le coût de la défaillance de la Justice, soigneusement organisée, permettant ainsi très probablement aux bénéficiaires des rétrocommissions des frégates de Taïwan de garder leur magot cependant que les citoyens payeront l’équivalent à Taïwan.

 

Le non-lieu requis dans cette affaire était inévitable dès lors que le secret-défense opposé par les ministres des Finances successifs aux demandes formulées par le juge d’instruction rendait la poursuite de l’information impossible. Les documents douaniers étant cachés, il était impossible d’accéder aux noms des ressortissants français destinataires des commissions.

 

Au passage, il faut noter la différence de traitement judiciaire et de moyens mis en place pour traiter de l’affaire des listings de Clearstream et de l’affaire des frégates, ces moyens étant inversement proportionnels à l’intérêt de la société dans son ensemble, à la solution du problème.

 

La justice au bénéfice de quelques uns et au détriment de tous les autres

 

La clôture du volet pénal va donc laisser ouvert l’arbitrage en cours (encore un !) entre Thomson et Taïwan dont le risque pour le contribuable est de 72% des 599 millions de dollars correspondant aux commissions illicites dont une partie des fameuses rétrocommissions. D’où l’intérêt évident qu’il y aurait eu pour le contribuable que la Justice connaisse les destinataires et puisse obtenir le remboursement des sommes perçues…

 

Pour la deuxième fois en un mois, la première étant l’arbitrage Tapie dont les conséquences seront supportées par le contribuable, on constate que le pouvoir bloque la Justice au bénéfice de quelques uns et au détriment de tous les autres. Non seulement ce comportement est inacceptable sur le plan éthique et tout simplement moral, mais encore il l’est sur le plan politique.

 

Nous n’avons plus de justice au sens auquel les pays démocratiques l’entendent. Le mépris du droit et le refus de l’État de droit, la dépendance des juges, un fonctionnement à deux vitesses, l’impunité de certains sont devenus un état de fait, une banalité. En plus, dans notre pays, l’intérêt général a disparu. Qui désormais le défend ? Personne.

 

La France comme n’importe quelle monarchie bananière

 

Certes, lorsqu’il s’agit de réduire les dépenses publiques pour essayer d’engager enfin une politique de finances publiques respectueuse de nos engagements européens et de l’avenir de nos enfants, rien ne doit résister : ni casernes, ni emplois de professeurs, ni service publics de proximité.

 

Mais lorsqu’il s‘agit de protéger certaines personnalités, on ne regarde plus à la dépense (pas plus du reste qu’en « com » gouvernementale). Qui peut défendre les contribuables ? L’action dans l’intérêt du contribuable qui existe à l’échelle locale est fermée à l’échelle nationale. La Cour des comptes pourrait, elle, être saisie, mais par qui et contre qui ?

 

Dès lors, force est de constater que tout est désormais possible dans notre pays comme dans n’importe quelle monarchie bananière, la prétention en plus. La conquête des droits de l’homme, version 1789 , est de nouveau un combat pour les citoyens français.

Par MoDem Aix
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Lundi 11 août 2008
Le Figaro consacre un article sur les devoirs de vacances de François Bayrou :

Cela vient du plus profond de son cœur. Un simple nom de région. De sa région, prononcée trois fois de suite comme pour mieux en marquer l'attente : «Pyrénées, Pyrénées, Pyrénées…» Pas vraiment une surprise. Une habitude même. Mais après deux années électorales particulièrement chargées en émotions pour le troisième homme de la présidentielle de 2007, la question ne se pose même pas. C'est naturellement, chez lui, dans sa maison de Bordères, près de Pau, que François Bayrou entend se ressourcer. Des vacances en famille, «au milieu d'une nuée d'enfants de tous âges, pleine de bruits et de fureurs». Mais seulement «deux ou trois semaines, après la session parlementaire extraordinaire», dit-il.

 

Discret sur ses vacances béarnaises, le député des Pyrénées-Atlantiques concède tout au plus qu'il lira. «Mais je lis tous les jours», corrige aussitôt cet agrégé de lettres classiques. Enfant déjà, «faute d'avoir eu à l'époque une réelle éducation musicale», il se réfugiait dans la poésie. Cet été, lecture donc, mais surtout écriture. «Je vais écrire un livre politique sur la question qui se pose aujourd'hui à la France : Qu'est-ce qui se passe vraiment, qu'est-ce qui est dissimulé derrière ce brouillard d'activisme ? Bref, où va-t-on ?», confie-t-il.

 

«Être digne de son destin»

 

Il est comme ça, François Bayrou. La politique n'est jamais loin. À ses détracteurs qui lui reprochent d'être obnubilé par l'idée d'entrer un jour à l'Élysée, il répondait, quelques jours après sa défaite à Pau aux municipales en mars, qu'il croit au destin. À son destin. «Oui, j'ai toujours pensé que, dans toute vie, il y avait un destin, y compris dans la mienne (…) La seule question qui se pose, c'est : “Est-ce que vous choisissez d'être digne du destin qu'il y a dans votre vie ou est-ce que vous renoncez à être digne du destin qu'il y a dans votre vie ?”»

 

Le destin, pourtant, ces deux dernières années, n'a pas été particulièrement tendre avec lui. Perte de son groupe à l'Assemblée nationale après la dissolution de l'UDF dans le MoDem. Mais, surtout, une défaite personnelle à Pau, la capitale du Béarn, dont ce biographe reconnu du bon roi Henri IV se voyait devenir le maire. Aujourd'hui, Nicolas Sarkozy se plaît à parler de François Bayrou comme «du conseiller municipal d'opposition de Pau».

 

En juillet, François Bayrou a poursuivi son combat contre le président de la République. Le premier, le leader centriste a dénoncé «les protections au plus haut niveau», celui de Nicolas Sarkozy, dont aurait bénéficié Bernard Tapie dans l'affaire du Crédit lyonnais. Il a ainsi ouvert une polémique dans laquelle se sont engouffrés les socialistes qui ont demandé la création d'une commission d'enquête parlementaire.

 

Les épreuves traversées devraient nourrir les réflexions du président du MoDem pendant ses deux ou trois semaines de repos passées loin de la capitale. L'occasion, aussi, sans doute, de peaufiner sa stratégie pour imposer son nouveau parti comme la troisième force politique française. Un rêve ? François Bayrou en est en tout cas persuadé : il y a en France une place pour un centre fort et indépendant, répète-t-il. Même si, dans un entretien accordé au Figaro début juillet, il expliquait que «pour proposer au pays un destin autre que celui vers lequel on l'emmène, il faudra des alliances larges». Avec qui ? Les gaullistes et les chiraquiens qui ne se reconnaissent pas dans la présidence Sarkozy, sûrement. Le PS ? Il ne l'écarte pas. Mais quand ? À l'occasion des prochaines européennes ? Des prochaines régionales ?

 

Pour l'heure, il attend de voir et laisse les socialistes résoudre leur «problème de projet et de leader». Et continue de se poser en «seul défenseur du pluralisme» en France. «Il n'y a plus désormais qu'un mouvement politique qui soit le défenseur du pluralisme en France, et c'est ici qu'il se trouve», avait-il lancé devant quelque 1 500 élus et ex-candidats aux municipales du Mouvement démocrate, réunis fin avril à Paris.

 

«Repenser» L'Europe

 

Avec seulement trois députés et moins d'une dizaine de sénateurs membres du bureau exécutif du MoDem, sur les trente que compte le groupe centriste au Sénat, François Bayrou apparaît pourtant plus isolé que jamais. Surtout depuis le départ de l'influent sénateur de la Mayenne, Jean Arthuis. Le 21 juillet, au Congrès de Versailles, ils n'ont été que deux sénateurs centristes à voter, comme le président du MoDem, contre la révision de la Constitution.

 

Mais qu'importe ! S'il doit rester seul contre tous, François Bayrou croit ferme en son destin. Et dit attendre beaucoup de la prochaine séquence électorale, les européennes, qui auront lieu en juin 2009, pour relancer son parti. Ce scrutin, à la proportionnelle, sera peut-être l'occasion de se refaire une santé électorale. Mais également de «repenser» l'idée même de l'Europe. Début juin, à l'occasion d'une convention consacrée à l'Europe, entouré de six des huit députés européens du MoDem, dont leur chef de file, Marielle de Sarnez, François Bayrou avait présenté ces élections comme «une échéance de vocation» pour son parti, issu de l'UDF et historiquement engagé en faveur de la construction européenne.

 

Selon le député des Pyrénées-Atlantiques, «on ne peut plus se contenter de l'invocation de l'idéal européen et de la défense de ce qui est fait. Nous devons mettre devant nous les questions qui ont fait que les peuples se sont éloignés de l'Union». Un thème qu'il devrait à nouveau développer les 5, 6 et 7 septembre à l'occasion de l'université d'été du MoDem à Cap Estérel (Var). Et où il attend quelque deux mille «démocrates».

Par MoDem Aix
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