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On a aimé ...

Mercredi 5 novembre 2008

Il l'a fait. Le démocrate Barack Obama a remporté mardi une victoire historique et écrasante sur son adversaire républicain John McCain, devenant à seulement 47 ans, le premier noir élu président des États-Unis.

 

Le sénateur de l'Illinois a largement dépassé la barre de la majorité des 270 grands électeurs, totalisant pour l'instant un nombre de 349, contre 163 pour John McCain. Au niveau national, il obtient 52% des suffrages. «C'est la première fois depuis Lyndon Johnson (61% des voix en 1964) qu'un démocrate remporte aussi clairement le vote populaire», note le «Wall Street Journal».

 

Les Américains étaient aussi appelés à renouveler un tiers du Sénat et la totalité de la Chambre des représentants. Là aussi, le raz-de-marée démocrate est frappant. Selon des résultats partiels de CNN, les démocrates ont ravi cinq sièges aux républicains au Sénat, ce qui leur permettrait d'avoir 56 sièges sur 100. Les démocrates ont également conforté leur majorité à la Chambre des représentants, avec 251 sièges, contre 173 pour les républicains.

 

Barack Obama dispose donc d'une large majorité au Congrès dont George W. Bush n'a jamais bénéficié.

 

Dès l'annonce de la victoire d'Obama, des scènes de liesse ont éclaté dans plusieurs villes américaines. Une immense clameur a fusé dans le parc de Chicago (Illinois) où le candidat démocrate avait donné rendez-vous à ses partisans.

 

«Le changement est arrivé en Amérique», leur a assuré Barack Obama lors de son premier discours de Président, répétant inlassablement le slogan «Yes, we can». «Ceux qui se demandent si l'Amérique est toujours ce pays où tout est possible ont leur réponse ce soir. Une réponse apportée par les jeunes, les personnes âgées, les afro-Américains, les blancs, les hispaniques, les démocrates et les républicains. Nous sommes et nous serons toujours les États-Unis d'Amérique. Grâce à ce que nous avons réalisé aujourd'hui, l'heure du changement est arrivée.»

 



Voici les priorités du nouveau Président :

 

1) Assurer l’indépendance énergétique des États-Unis en 10 ans

 

L’objectif n°1 d’Obama est de «soulager les familles», premières à souffrir de l’essence chère (avec la récession et la chute de la demande, le baril de pétrole a cependant chuté ces deux derniers mois à son plus bas niveau depuis un an). Obama promet d’investir 15 milliards de dollars (12 milliards d’euros) en 10 ans afin de ne plus être dépendant du pétrole du Moyen-Orient (environ 20% des importations américaines), et de créer «des emplois verts», en développant les énergies alternatives et une voiture propre «construite aux Etats-Unis et pas au Japon ou en Corée». Obama est revenu sur son opposition à l’offshore drilling (forage pétrolier au large des côtes américaines). Mais selon lui «ce n’est pas la réponse à tout» car les Etats-Unis «disposent de 3% des réserves mondiales mais en consomme 25%». Il demande donc «à tous les Américains de faire un effort et de changer leurs habitudes».

 

2) Que tous les Américains aient une couverture maladie

 

Hillary Clinton s’y était cassé les dents lorsque Bill était à la Maison Blanche, Obama reprend le flambeau d’une couverture maladie pour tous (plus de 45 millions d’Américains ne sont pas assurés). Un plan plus progressif sur deux axes: rendre les coûts plus accessibles en utilisant la carotte et le bâton avec les employeurs et créer une offre publique garantissant «la même couverture qu’aux membres du Congrès». Combien tout ça coûterait? Difficile à dire, mais Obama jure qu’investir davantage dans la prévention paierait pour une grande partie.

 

3) Rendre la fac accessible à tous et réformer l’éducation

 

Selon Barack Obama, «un étudiant sort de la fac avec en moyenne 19.000 dollars (15.000 euros) de dettes». Il promet un abattement de 4.000 dollars (3.000 euros) pour ceux qui accepteraient de faire un service civil. Cela rendrait, selon lui, quasi gratuits les community colleges, ces établissements publics qui ne proposent en général qu’un diplôme en deux ans, mais avec la possibilité de transfert vers une autre université pour terminer son bachelor (licence, 4 ans). Obama fait également de la petite enfance une priorité, ainsi que l’enseignement des maths et des sciences. Prudent sur la question de «l'affirmative action», il veut un accès à l'université largement basé sur les conditions sociales, plutôt que sur la race.

 

Pour le reste: baisse d’impôts pour la classe moyenne, davantage de contrôle pour Wall Street et priorité à la diplomatie

 

 

Par MoDem Aix
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Lundi 23 juin 2008
Les Estivales du Château des Ducs de Savoie ont commencé la semaine dernière à Chambéry. Cette année encore, on peut assister gratuitement à des concerts, des spectacles de danse et de théatre. Les Estivales sortiront également du Château pour aller à Hautecombe le 16 juillet et venir à Aix les Bains le 23 août.

L'ensemble du programme peut être consulté sur le site des Estivales du Château.

Patrick MIGNOLA, Vice-président du Conseil Général délégué à la Culture, nous présente cette saison 2008 :

Par MoDem Aix
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Lundi 5 mai 2008
Aujourd'hui, ce n'est pas un livre qu'on a aimé mais 2 !


A tout seigneur, tout honneur, je commence donc par François LEOTARD avec son livre "ça va mal finir" publié chez Grasset.

Léotard a voté Bayrou au premier tour, Sarkozy au second. Il y croyait. Mais doit aujourd’hui avouer:

"J’ai voté Nicolas Sarkozy, mais je dors mal depuis."

Il est normal que des gens de gauche critiquent Nicolas Sarkozy. C'est plus frappant quand il s’agit d’un ancien de ses collègues. François Léotard constate que le visage de l'Etat a changé au niveau le plus élevé. Dans son livre, il s’en émeut de manière brillante mais y apporter des réponses serait peut être plus pertinent. On peut néanmoins se réjouir que sa frustration et sa déception portent non pas sur la vulgarité de certains propos et attitudes (les manières, le clinquant, le blingbling) mais sur les atteintes à la laïcité, l'esprit des lois, l'humanité !




Le second ouvrage est le dernier essai de l'économiste et sociologue Danois Gøsta Esping-Andersen publié dans la collection "la République des idées" au Seuil "Trois leçons sur l'état providence". Ses recherches s'intéressent de façon large aux inégalités sociales, et aux comparaisons internationales des systèmes de protection sociale et de politiques publiques en matière notamment d'emploi.

Pour William Beveridge, une politique de progrès social devait combattre le besoin, la maladie, l’ignorance, la misère et l’oisiveté. En somme, une politique de « la réparation ». Pour Gosta Esping Andersen, il faut au contraire que la puissance publique devance ces maux sociaux en concevant les dépenses sociales comme des investissements plutôt que comme des charges. Selon, lui, ces investissements doivent être concentrés sur les retraités, les femmes et surtout les enfants en instaurant un service universel et collectif de garde des enfants. Cela garantirait à tous les enfants un départ égal dans la vie et permettrait aux femmes de conserver une vie professionnelle après leur maternité.


Esping Andersen a le mérite d’argumenter ses propos et des les exprimer de façon très concise. Néanmoins, on peut lui reprocher, comme à beaucoup de nos politiques français, de considérer que les structures et modèles du nord de l’Europe sont exportables en l’état dans les autres pays européens et méconnaître ainsi les différences et particularismes des politiques publiques nationales.


Par Raynald VIAL
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Mercredi 13 février 2008
On a aimé ... le livre "Cendrillon" d'Eric REINHARDT publié chez Stock. Il décrit la vie de trois personnages issus de la classe moyenne, pris dans le tourbillon de la vie.

Voici un extrait au cours duquel le narrateur se rend à Londres pour rencontrer un trader qui lui explique les mécanismes du système financier mondial. Il décrit parfaitement je pense, la situation à laquelle se trouve confronté un certain trader et une certaine banque depuis quelques temps :

reinhardt-cendrillon.jpg - « Il existe un certain nombre de personnes qui seront ravies de me prêter de l'argent. Je suis un hedge fund et j'ai 200 millions d'euros confiés par des investisseurs, assez classique 200, 300 … J'ai une banque et j'ai le droit d'être à découvert. C'est ça le gros secret » me dit David Pincus.

- « En plus, c'est-à-dire que j'achète pour un milliard d'actions alors que je n'ai que 200 millions au départ. Ma banque me prête 800 millions, je lui dois de l'argent. Ce n'est pas un problème : j'ai donc 200 millions qui m'ont été confiés par des investisseurs qui prennent le risque, qui prennent le risque me répète avec insistance David Pincus, et à qui je dis : « si tu perds, tu perds tout » et moi je joue en réalité sur un milliard. La banque ne prend aucun risque car j'ai des ratios à respecter. Si je commence à perdre elle récupère son argent. La banque vérifie que si elle vend les factions que je possède elle peut récupérer son argent. Si je suis à 30 ou 40 % du niveau où elle risquerait de ne pas pouvoir récupérer son argent, elle me fait vendre les actions.

- « La banque peut vérifier au jour le jour ? » dis-je à David Pincus.

Celui-ci ouvre grand les yeux : « non, pas au jour le jour, à la minute ».

- « Et s'ils s’aperçoivent ? » 

- « Si ils s’aperçoivent que je commence à perdre ? Coup de fil, tout de suite, immédiatement. Ils reprennent leur pognon, il faut vendre. »

Par MoDem Aix
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